e-Learning : l’exemple Coréen

2 mai 2011

L’Unesco a publié un rapport relatant l’expérience Coréenne en terme d’e-Learning, un véritable exemple de politique publique au service de l’éducation. Voici quelques faits remarquables relevés ça et là dans le rapport.

  • Tout d’abord, la prise en main de la question de l’e-Learning par les pouvoirs publics, grâce notamment à une “eLearning Industry Promotion Law” dont le but est de poser les bases d’un environnement sein pour le développement de l’e-Learning : protection de la propriété intellectuelle, protection des droits liés à la vie privée et à la confidentialité des données, développement de guides pour l’assurance qualité, etc.
  • Ensuite, la généralisation d’un dispositif cohérent associant élèves, enseignants et parents, au travers de services e-Learning appropriés pour un apprentissage à la maison, alliant contenus, vidéo-conférence, évaluation et orientation.

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Source : extrait du rapport. Son (2009).

  • Un travail de fond sur les standards : le développement de standards nationaux sur les méta-données (particulièrement utiles à une approche de gestion des connaissances elle aussi généralisée !) et sur la qualité d’une part, l’adoption de standards internationaux (collaboration et accessibilité notamment) issues d’IMS et de l’ISO d’autre part.
  • L’adoption d’un vrai système de gouvernance avec évaluation systématique d’indicateurs quantitatifs et qualitatifs, concernant aussi bien les élèves que les enseignants.

Le rapport : E-Learning in the Republic of Korea, Unesco, 2010 (.pdf), en anglais.

Via Thot Cursus

E-xcellence : assurance qualité en e-Learning

20 avril 2011

L’EADTU (European Association of Distance Teaching Universities) coordonne plusieurs projets européens dont un porte sur la qualité des dispositifs e-Learning : le projet e-Xcellence.

QA e-Xcellence effectue un travail remarquable qui se traduit par un manuel d’assurance qualité, recouvrant des aspects tels que la gestion stratégique, la conception de curriculum et de cours, la diffusion des cours, le support aux équipes et étudiants.

Il ne s’agit pas d’une approche simplement théorique puisqu’un véritable benchmark qualité est mise en place, auquel les universités et institutions européennes peuvent se confronter. Il en résulte une liste d’universités et institutions qualifiées, c’est à dire ayant subi le benchmark avec succès.

Le manuel qualité est disponible en ligne. Au delà de l’aspect “évaluation” de la qualité, il peut être une bonne source d’inspiration à tous les niveaux : stratégie, organisation, pédagogie, technique.

Le Blended Learning pas à pas : épisode 4

31 mars 2011

Dans le précédent épisode de cette série d’articles dédiée au Blended Learning, je proposais une matrice constituée de 2 axes : environnement “espace-temps” et environnement “humain et relationnel”.

Cette matrice n’est qu’une trame destinée à réfléchir aux différents composants de votre solution Blended Learning. Considérez donc qu’il s’agit d’un échiquier sur lequel vous placez vos propres pièces, et déterminez la nature de ces pièces.

J’avais d’ailleurs commencé à diversifier les éclairages en traitant de l’apprentissage informel et du tutorat. Je vous propose de continuer avec quelques variations supplémentaires.

Tout d’abord, une version anglaise à la demande de quelques lecteurs. Puis un éclairage sur le Mobile Learning, et enfin une variation sur le thème du Serious Game, comme suggéré par un commentateur.

Version anglaise

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Mobile Learning

Par Mobile Learning, j’entends ici l’usage de matériel mobile de type SmartPhone, c’est à dire de matériel que l’on a toujours sur soi, qui est toujours allumé et “connecté”. Cela exclut les tablettes tactiles.

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Le Mobile Learning trouve son principal intérêt sur le lieu de travail pour les travailleurs mobiles. Ceux-ci restent ainsi “connectés” et peuvent accéder à diverses formes de soutien : documentation, support d’expert, base de connaissances, communauté de pratique, etc.

Autre axe important : le mobile est par définition un outil social, qui permet aux individus de communiquer et de partager de manière informelle. Twitter propose un format de discussion particulièrement adapté (i.e. court) et est de fait massivement utilisé sur mobile.

Dernière zone potentiellement propice à l’usage du Mobile Learning : les échanges entre apprenants et tuteurs, de manière individuelle ou collective. Une séance de coaching par téléphone (e.g. cours d’anglais), des relances par SMS, un débrieffing téléphonique, un groupe Facebook comme support à un groupe de travail, etc. Voici autant de possibilités offertes par le Mobile Learning.

Serious Game

Voici un sujet particulièrement intéressant que nous allons confronter à notre matrice à la demande d’un lecteur, pour voir ce que cela révèle. Les modalités Serious Game sont indiquées “SG” dans la matrice.

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La matrice nous force à sortir d’une vision pré-conçue du Serious Game et à envisager plusieurs modes de jeu. En particulier :

  • Le SG autonome n’implique que l’apprenant qui est confronté à des scénarios de jeu, éventuellement des avatars. L’apprentissage est autonome.
  • Le SG encadré, qui redonne toute sa place au tuteur : configuration d’un scénario sur mesure pour le joueur, (dé)brieffing avant et après le jeu, mais aussi participation directe du tuteur dans un mode multi-joueurs, en occupant un rôle précis dans le jeu.
  • Le SG en groupe, dans une optique d’entraînement ou d’acquisition de compétences collaboratives, permet aux joueurs du groupe de confronter leurs résultats et d’échanger en dehors du jeu, mais aussi dans certains cas d’agir à plusieurs et en temps réel dans le cadre du jeu (mode multi-joueurs).
  • Enfin, le SG social, qui ne vise pas nécessairement une acquisition de compétences, mais plus souvent un objectif de communication et d’échanges, existe en mode mono-joueur avec échanges asynchrones en dehors du jeu  (forum, chat, groupe Facebook) et partage des résultats (classement). Mais son impact est décuplé lorsqu’il est exploité en mode multi-joueurs.

Conclusion

On voit une fois de plus que l’intérêt de cette matrice n’est pas de fournir une “grille d’ingrédients” parmi lesquels il suffirait de choisir, mais plutôt un cadre de réflexion qui pousse à imaginer les modalités dans toutes leurs déclinaisons possibles.

Le Blended Learning pas à pas : épisode 3

18 mars 2011

Lors des 2 premiers épisodes, nous avons analysé le contexte de l’apprenant selon 2 axes :

Le moment est venu de confronter ces 2 dimensions et d’envisager le Blended Learning dans toute sa diversité…

Le Blended Learning pas à pas : épisode 2

24 février 2011

Dans le premier épisode de cette série d’articles sur le Blended Learning, nous avons considéré les différentes modalités pédagogiques en analysant l’environnement “espace-temps” de l’apprenant.

Aujourd’hui, je vous propose d’aborder la question sous un autre angle, celui de l’environnement humain de l’apprenant.

Le Blended Learning pas à pas : épisode 1

7 février 2011

Dans un article récent pour ThotCursus, à propos d’une étude du groupe Demos intitulée “Blended Learning et tutorat”, Christine Vaufrey écrit :

L’extension des dispositifs hybrides de formation se heurte à la difficulté de créer de bons parcours pédagogiques, premier frein cité par les entreprises. — Christine Vaufrey

Un constat que je partage. Je profite donc de l’occasion pour vous proposer une série d’articles sur la conception de dispositifs Blended Learning. Mon intention n’est pas de proposer une méthode systématique, mais plus modestement d’ouvrir des pistes de réflexion pour ceux qui se demandent comment constituer leurs parcours hybrides.

Aujourd’hui, première épisode de la série : le temps et l’espace…

Pourquoi les réseaux sociaux constituent une vraie innovation de rupture ?

29 janvier 2011

Parce que c’est ce qui nous distingue de Néandertal ! La réponse peut paraitre provocatrice et pourtant elle est tout à fait sérieuse si l’on en croit des études récentes consistant à comparer le patrimoine génétique de Néandertal et Homo Sapiens.

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Image extraite du site Web integrallife.com.

C’est un avantage de disposer d’un bon réseau social. Cela permet d’échanger des informations sur les ressources disponibles ou les conditions environnantes, même à distance. C’est aussi un facteur de solidarité au sein d’un groupe d’humains plus vaste et des populations. Et ça contribue sans doute à expliquer le succès de l’homme moderne. C’est même peut-être la raison pour laquelle il a supplanté Néandertal.   — Jean-Jacques Hublin, Anthropologue

Ce témoignage est extrait de l’émission “Le Néandertal en nous” diffusée sur Arte le 28 janvier 2011. Pourtant, sorti de son contexte, il pourrait tout à fait s’appliquer aux réseaux sociaux tel qu’on l’entend aujourd’hui (Facebook, Twitter & co).

Pourquoi Facebook a-t-il enterré Second Life ?

10 janvier 2011

En 2007, le journal LeMonde.fr posait cette question :

De quoi notre avenir online est-il fait ? Facebook ou Second Life ?

Un peu plus de 3 ans après, la réponse semble évidente : “The Social Network” – Facebook – a gagné ! Mais pourquoi ? Et que faut-il en retenir pour le domaine de la formation ?

L’AICC annonce le développement d’un nouveau standard

23 novembre 2010

L’annonce avait été très discrète il y a 2 semaines lors de la dernière conférence AICC hébergée par l’EATS à Istanbul. La voici confirmée par un communiqué officiel de l’AICC.

En quelques mots…

Faire parler le suivi pédagogique SCORM / AICC

18 novembre 2010

Appliquer les standards du e-Learning n’est pas qu’une question de technique ! Pour illustrer ce précepte, je vous propose de comparer 2 approches avec un objectif concret : exploiter de manière pertinente les informations de suivi pédagogiques fournies par SCORM et AICC.

Dans cet exemple, limitons nous aux informations de suivi les plus basiques – le temps passé, la complétion et le score – et considérons ces informations selon 2 approches pédagogiques : une approche “centrée formation”, une approche “centrée apprenant”.